Retour sur la Paris Test Conf 2019

Retour sur la Paris Test Conf 2019

Le 21/11/19 a eu lieu la première édition de la Paris Test Conf qui est une conférence créée par des passionnés du Test logiciel et sans sponsor. Ils ont juste été aidés par Agile France pour certaines tâches: l’administratif, chercher des assurances, les frais divers et variés à avancer. Quand on est bénévole et qu’on veut réunir 150 personnes sur une journée à un tarif raisonnable (150€ la journée avec petit-déjeuner, repas et boissons) c’est un énorme avantage. Une fois sur place, aucun stand et aucun talk ou keynote avec en arrière-plan un produit ou une ESN Pure Player vendant ses mérites de leader en France et dans le monde.

Les talks

“Une semaine dans ma peau de testeur agile” par Jean-Pierre Lambert

On ne présente plus Jean-Pierre, suivez le lien si vraiment vous en avez besoin.

C’est un sujet assez classique: que vient faire un testeur dans une équipe agile ? Quand, quoi et comment aider en tant que testeur quand rien n’est fini ?
Et sur une semaine décrite par Jean-Pierre avec humour on se rend compte que le testeur agile fait beaucoup, beaucoup de choses:

Il apporte énormément au reste de l’équipe qui peut se concentrer sur ses tâches propres: analyse de risque, analyse des logs, exploratoire, pair-testing, pair-programming, Community Of Practice, analyse technico-fonctionnelle, facilitation qualité/moyens de tests, en lien avec le PO et les devs, il peut aussi vérifier avec les utilisateurs que ce qui est prévu est cohérent.

La vidéo devrait être publiée bientôt, en attendant voici les slides:


“Fonctional tests on native mobile apps: a successful story” par Kevin Roulleau

Kevin est aujourd’hui Freelance actuellement pour JobTeaser, mais son talk parle plus de son expérience précédente chez Happn une application de rencontre. Il nous explique pourquoi il a choisi Appium (pour des test iOS et Android alors qu’il ne connait ni Swift, ni Java), WebdriverIO et Cucumber avec un pattern Page Object classique. Ensuite comment intégrer tout ceci dans Jenkins avec Saucelabs. Il est d’ailleurs l’auteur de sauce-storage et qui permet d’uploader des fichiers depuis son ordinateur local vers saucelabs. Pratique pour uploader les applications mobiles à tester directement depuis le code.

Il finira en parlant de développement personnel et de l’importance de contribuer à des projets Open Source.

Appium n’étant pas le plus simple à prendre en main, il nous explique qu’il a pu progresser, vaincre son syndrome de l’imposteur et contribuer aux projets open source qu’il utilise grâce à la méditation, l’hypnothérapie et la Communication Non Violente. Ça vous étonne ? Eh oui, on ne se soigne pas qu’avec de la bière et des Pizzas dans notre métier!


“Simplifier vos développements et vos tests avec docker“ par Paul Leclercq et Arnaud Bailly.

Non cette présentation n’était pas trop technique (c’est une remarque qui est apparue en question), Docker l’est. Docker est technique mais peut nous rendre énormément service en tant que testeur, on se doit donc de le connaitre pour l’envisager à chaque fois qu’il répond à une de nos problématiques. Docker est parfait pour tester sur plusieurs environnements avec quelques différences. Idéal aussi pour automatiser les builds sur les environnements d’intégration continue. Il permet d’avoir toutes sortes de données de test et d’en faire tout ce qu’on veut sans avoir peur de casser ou perdre quelque-chose. Et finalement, c’est idéal pour se partager des environnements même si on utilise des machines totalement différentes (un Mac et un Windows par exemple). Si plusieurs containers Docker sont nécessaires, alors docker-compose sera la réponse.

Être dev, c’est douter


“Back Market : un an après” par Thomas Lelong

Après le déjeuner, Thomas nous raconte son parcours sur l’année dernière où on lui a confié la mission de monter une équipe QA chez Back Market. Alors qu’il n’en avait pas le profil à la base, grâce au shift left, aux itérations et à la communication il a pu mener à bien sa mission. Je suis curieux de voir comment cela va évoluer pour cette entreprise en pleine expansion, le passage à l’échelle étant toujours un exercice périlleux.


“Tester en continu avec le cloud” par Betty Domain, Pierre-Henri Gache et Jean-Prince Dotou-Segla d’AXA

La guilde test d’AXA fait son retour d’expérience sur sa stratégie de test, notamment en terme d’automatisation avec un focus sur les parcours clés. Techniquement, Azure DevOps est utilisé avec des VM (et pas de Docker car besoin d’interface graphique). Ils se sont posés la question si ils devaient utiliser des environnements On-premise ou dans le Cloud, la seconde ayant été privilégiée pour des raisons de rapidité de mise à disposition, de scalabilité et de maintenabilité. Cette solution a permis de réduire les coûts et les temps d’exécution des tests, même si 2 heures me semble encore trop long, mais on sait que les VMs sont très longues à créer et lancer.


“De l’Agilité dans mon management” par Bertrand Foucault

Dans ce talk atypique, Bertrand Foucault nous parle d’agilité, de management, d’émotion et surtout de positivité. Si on est bien avec soi-même et les autres, alors la créativité et la performance seront au rendez-vous. A ne pas négliger!


“Histoires d’échecs logiciels : et si on testait mieux ?”

Le dernier sujet était le mien, je ne suis pas particulièrement bien placé pour en faire un retour objectif. En tout cas, j’étais content d’avoir pu partager ces quelques histoires d’échecs qui ont eu lieu chez Knight Capital, Bank Of America, Google, Facebook, Flickr, Nikon, Apple, Microsoft…etc

Il me manquait Amazon pour avoir fait le tour des GAFAM (était-ce volontaire  ? 😉) et donc je remercie la personne qui a raconté cette histoire d’Amazon ayant raté la mise en place d’un outil d’analyse automatique de CV.


Le mot de la fin

Au niveau de l’organisation et des organisateurs, il n’y a presque rien à dire tellement tout s’est déroulé parfaitement. Le timing a été respecté sans débordement, la nourriture était très bonne et en quantité suffisante, Klaxoon a permis de dynamiser les interactions avec les participants.

Les discussions que j’ai pu avoir avec quelques autres présents ont été très riches et intéressantes. Il est toujours bon de se sortir de son quotidien pour retrouver d’autres testeurs. Beaucoup font la même remarque qu’ils se sentent souvent seuls dans leur travail. Ce genre d’événement redonne la pêche et le moral car je me rend compte qu’on a presque tous les mêmes combats, la même passion et parfois les mêmes solutions aux problèmes.

Je regrette juste de ne pas avoir pu échanger avec des personnes avec qui j’ai déjà été en contact (twitter, linkedin, Slack ou par téléphone) et que je n’ai pas reconnues. Si les noms avaient été plus gros sur les badges, cela aurait peut-être pu faciliter les choses.

Conclusion: le test n’est pas mort, bien au contraire il revient en force et cette conférence en est l’illustration parfaite. Longue vie à la Paris Test Conf. C’est quel(s) jour(s) en 2020 ?

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